Christian Estrosi: «La vaccination pour tout le monde le plus vite possible»

Il y a 1 semaine 22

VIDÉO - Le maire de Nice compte sur le poids de l’UE pour «rentrer sur la vaccination généralisée» rapidement.

«L’heure n’est pas à la polémique.» Invité du «Talk Le Figaro» mercredi, le maire de Nice Christian Estrosi veut jouer collectif pour sortir de l’impasse imposée par le virus. Il aurait peut-être procédé autrement sur un certain nombre de choix, mais décidé à jouer le jeu «à fond», «puisque ce sont des choix», il préconise de les rendre «les plus efficaces possible».«Le gouvernement fournit maintenant des vaccins à un rythme acceptable, on vaccine. Le gouvernement apporte des aides économiques, on les complète», synthétise l’élu LR.

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Comme d’autres, Nice expérimente depuis peu le couvre-feu de 18 heures. S’il est encore trop tôt, trop près des fêtes, pour pouvoir évaluer l’effectivité du dispositif assez restrictif, il a malgré tout le mérite de conserver une certaine souplesse et de préserver a minima l’économie, défend le maire. «Je préfère un magasin ouvert de 8 heures à 18 heures qu’un magasin fermé.» Mais la réalité est là, martèle le Républicain, «depuis le 20 décembre le taux de circulation du virus a augmenté de plus de 60 %» sur la Côte d’Azur, dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône. Au regard de la situation, «on ne peut pas rester sans rien faire», poursuit l’ancien ministre, prêt à tout tenter pour faire retomber ce taux et regagner en liberté. Afin d’éviter un confinement général, «qui sera peut-être inéluctable» si les courbes s’affolent, avance l’édile, il met tout en œuvre pour faire respecter «les 18 heures et les gestes barrières».

Christian Estrosi sur le couvre-feu et les vaccins: «L'heure n'est pas à la polémique» - Regarder sur Figaro Live

Comme partout en France, la campagne de vaccination a commencé dans la métropole niçoise, comptant 49 communes. «Elle marche plutôt bien», estime l’élu. Dans les quatre vaccinodromes de la ville, les personnes préinscrites de plus de 75 ans peuvent désormais se faire vacciner et«d’ici la fin de semaine prochaine nous aurons fait près de 25.000 vaccins», promet-il.

Une contribution logistique

Christian Estrosi juge «équitable et équilibré» le choix de répartir les doses de vaccin en fonction de la démographie de chaque pays de l’UE. Préférant jouer la prudence, «il faut qu’il y ait une haute autorité qui valide et contrôle les produits qui rentrent dans notre pays», insiste-t-il, tout en considérant qu’il est du rôle des collectivités d’apporter une contribution logistique «pour accompagner la politique gouvernementale». Quant au retard à l’allumage de la campagne vaccinale, il ne blâme toujours pas le gouvernement et reste optimiste, même s’il redoute une pénurie. «On sait qu’on a le nombre de doses proportionnel à chaque pays de l’UE», relativise le maire, il y aura donc par conséquent un rééquilibrage d’ici trois semaines. Son seul souhait désormais, après avoir pu vacciner les populations prioritaires: «Rentrer sur la vaccination généralisée pour tout le monde le plus vite possible.» À ce titre, il attend beaucoup du poids de l’UE et de l’arrivée des nouveaux vaccins sur le marché.

Sur le plan économique, au regard de dossiers «déjà aboutis» au niveau de la Ville et de la Métropole «nous candidatons pour 2,8 milliards d’euros» sur les volets de la transition écologique, de la compétitivité et de la cohésion sociale. L’accord devrait être signé d’ici la fin du mois.

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