Le gouverneur de la Banque de France rassure sur le risque de faillites dans les prochains mois

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Le gouverneur de la Banque de France rassure sur le risque de faillites dans les prochains mois Tina Bosse / Unsplash

François Villeroy de Galhau estime qu'il ne faut pas exagérer le risque des entreprises de faire faillite dans les prochains mois. Selon le gouverneur de la Banque de France, la situation de trésorerie des entreprises n'est pas particulièrement inquiétante actuellement.

Publié le 04/05/2021 à 11h53

C'est un appel au calme lancé ce mardi 4 mai : "il faut éviter d'exagérer les alarmes" même si "la prudence s'impose en la matière", a affirmé le gouverneur lors d’un événement organisé par la banque européenne d'investissements (BEI). Grâce au soutien massif de l'Etat, le nombre de faillites est resté particulièrement bas depuis le début de la crise sanitaire et économique, inférieur d'environ 40% à sa moyenne habituelle. Mais les organisations professionnelles et les économistes s'inquiètent de voir une explosion des défaillances une fois que l'Etat commencera à réduire ses aides. "Sur les dernières semaines, les chiffres 2021 sont logiquement passés au-dessus de cette référence 2020 très basse, mais restent significativement inférieurs à ceux de 2019", a souligné François Villeroy de Galhau.

Avis divergents

Selon les derniers chiffres publiés mi-avril par la Banque de France, en mars dernier, le nombre de défaillances d'entreprises a diminué de 40,9% par rapport à mars 2020, contre 42,5% de baisse sur un an en février. Toutefois, selon le cabinet Altares, qui recense l'ensemble des procédures ouvertes auprès des tribunaux de commerces, 79% des jugements prononcés mènent dorénavant à une liquidation de l'entreprise, soit "un niveau jamais atteint en 20 ans".

"La situation de trésorerie des entreprises est, selon notre enquête mensuelle, aujourd'hui supérieure à sa moyenne historique dans l'industrie et tend vers celle-ci dans les services", a toutefois affirmé François Villeroy de Galhau. Il note aussi que les dispositifs existants comme la Médiation du crédit ou les Comités départementaux d'examen des problèmes de financement des entreprises (Codefi) "n'enregistrent pas aujourd'hui de montée des flux" de dossiers.

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